|
|
|
|
|
|
|
|
Tribune collective :
"La liberté d'expression est en danger
et les programmations de spectacles se font sous haute tension"
|
D'ores et déjà, plus de 100 signataires - avocats, juristes, artistes, élus, prêtres, responsables associatifs et culturels - s'insurgent, dans une tribune au "Monde" et à "Télérama", contre la multiplication des atteintes à la liberté d'expression à l'instigation de groupuscules radicalisés fondamentalistes, et en appellent à la protection de l'Etat.
Depuis plusieurs mois, à Paris, Nantes, Lille ou Carnac, des groupuscules adhérant aux idéologies d'extrême droite intégriste multiplient les actions contre des rendez-vous culturels, qu'ils jugent profanes.
Des actes ou des propos de haine, racistes ou homophobes ont été perpétrés ou émis à l'encontre d'artistes incarnant une expression de la diversité, par des individus s'arrogeant le droit d'imposer par tous les moyens leur vision de la société.
La liberté d'expression est en danger et les programmations de spectacles se font sous haute tension.
Nous constatons avec effroi que malgré la médiatisation de ces exactions, malgré l'information des citoyens sur chaque action délictueuse commise contre un artiste, malgré les poursuites judiciaires, ces faits se multiplient, trahissant le sentiment total d'impunité, ce sentiment de toute puissance, des groupuscules radicalisés fondamentalistes auteurs de ces délits, mais trahissant aussi la banalisation des idées et idéologies anti-démocratiques et liberticides.
|
L'Etat et les collectivités doivent tout mettre en oeuvre pour que nos libertés soient respectées et que puissent s'exercer pleinement les droits et libertés de chacun. L'accompagnement et le soutien de l'Etat aux collectivités et aux élus face à ces violences décomplexées et anti-républicaines est essentiel.
Le gouvernement doit mettre à disposition les moyens nécessaires pour qu'à chaque fois ces concerts puissent se tenir comme la loi les y autorise. Nous demandons aussi au gouvernement de condamner fermement ces actes illégaux et de prendre toute disposition pour mettre hors de portée de nuire ces personnes qui portent atteinte à nos libertés fondamentales.
Plus que jamais, notre société a besoin d'ouverture et de tolérance. La diversité des idées et des visions du monde constitue une richesse et une chance pour notre pays. Si la biodiversité rend les écosystèmes plus solides et plus durables, la diversité des idées rend les nations plus fortes et leurs avenirs plus ouverts.
Rappelons-nous l'avertissement du philosophe Alain (1868-1951) dans Politique (Puf, 1952) : "Tout peuple qui s'endort en liberté se réveillera en servitude". Aujourd'hui, certains, en France, tentent de faire taire par la violence ceux qui pensent autrement.
Lire la tribune sur Le Monde
et sur Télérama
|
|
Parmi les premiers signataires : Frank Berton, avocat ; Stéphane Cantero, juriste et musicien ; Laurent Decès, président du Syndicat des Musiques Actuelles et directeur délégué de Petit Bain ; Benjamin Fiorini, universitaire juriste ; Catherine Glon, avocate ; François Grosdidier, maire de Metz ; Bilal Hassani, artiste ; Frédéric Hocquard, adjoint à la maire de Paris ; Nicolas Marc, codirecteur du festival Petits et Grands ; Robert Scholtus, prêtre du diocèse de Metz.
Soutenir en signant la tribune
|
|
|
|
|
|
|
Retour sur le séminaire
sur l'évolution du label SMAC - Scènes de musiques actuelles
|
|
|
|
|
Organisés par la DGCA (Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture) les 5 et 6 juin 2023, ces deux jours d'échanges et de réflexions ont été construits en partenariat avec le SMA et la FEDELIMA. Réunissant 60 personnes à Mains d'oeuvres (Saint-Ouen), le but était de réinterroger ensemble le label, les missions et les moyens qui sont attribués aux SMAC et plus largement aux lieux de musiques actuelles.
Au cours de ces deux jours ont été notamment organisés des temps en plénière et de nombreux ateliers, animés par Les ateliers du Lien.
Ces ateliers ont pu témoigner de la diversité des projets menés, de la capacité d'adaptation des lieux à leur territoire et du foisonnement d'idées et d'initiatives déjà déployées par les SMAC.
Quantité de projets d'évolution et d'expérimentation ont également été évoqués mais un thème central s'est imposé, celui de la pérennité des moyens.
En effet, il ressort de ces deux journées denses de réflexion un constat préoccupant.
La plupart des SMAC ont pu alerter sur leur incapacité à continuer à mener à bien leurs missions, conformément au cahier des missions et des charges, faute de moyens suffisants. Certaines sont même dans des situations plus préoccupantes, contraintes de reconsidérer leur programmation a minima, voire de l'arrêter en 2024 et même pour certaines d'entre elles de procéder à des licenciements.
Les participant·es en appellent donc à une révision de la dotation de l'Etat aux SMAC dont le plancher est aujourd'hui fixé à 100 000 euros et qui, en cette période de forte inflation (des salaires, des cachets artistiques, de l'énergie, des prestataires, du matériel, etc.) ne permet plus de remplir les missions qui leur sont assignées de soutien à l'émergence, à la création, à la diversité et d'action culturelle avec les populations. Ils·elles demandent à ce que ce financement minimum soit réévalué à hauteur de 200 000 €.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Les dernières prises de position
|
|
|
Communiqué - Les acteurs de la filière musicale saluent les annonces du président de la République en faveur d'un CNM renforcé et pérennisé
À l'occasion de la Fête de la musique, le président de la République a annoncé vouloir mieux "financer la création" musicale et "préserver la souveraineté culturelle française, au travers notamment de la préservation d'une riche diversité d'expressions et de talents". Une ambition partagée par les acteurs de la musique enregistrée et du spectacle vivant, qui implique de nouveaux financements. Aussi, dans ce communiqué, 23 organisations de la filière musicale saluent l'annonce volontariste du président de la République de favoriser la concertation rapide de la filière et, à défaut d'une piste qui fasse l'unanimité, de mettre en oeuvre une contribution de la diffusion numérique.
Lire le communiqué
|
Lettre ouverte à Laurent Wauquiez - Des syndicats du spectacle vivant dénoncent les baisses de subventions
Dans une lettre ouverte adressée au président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, plusieurs syndicats nationaux du spectacle vivant réagissent aux baisses de subventions de projets dans le secteur culturel.
"Nous, syndicats du spectacle vivant, adressons à M. Wauquiez une lettre ouverte dans laquelle nous revenons sur la méthode d'action, les conséquences des décisions sur le secteur et demandons un rendez-vous. M. Wauquiez, nous avons à coeur de vous exposer les défis qui s'imposent aux structures culturelles en cette sortie de crise sanitaire et période de forte inflation et de tâcher, ensemble, de trouver enfin un mode opératoire respectueux et lisible à l'attention des acteurs culturels..."
Lire la lettre ouverte
|
|
|
|
|
|
|
|
Les prochains rendez-vous
|
|
|
|
|
- Du 4 au 6 juillet : Raffut, rencontres professionnelles organisées par la FEDELIMA aux Docks à Cahors
Avec l'intervention de Marion Robinet, responsable de la vie syndicale au SMA sur l'atelier "L'engagement du secteur culturel dans la transition écologique : quelles convergences dans les démarches collectives en cours ?"
- Du 10 au 12 juillet : Les Suds, à Arles
Avec l'intervention de Béatrice Desgranges, directrice de Marsatac et membre du bureau du SMA et la modération d'Aurélie Hannedouche, directrice du SMA, sur l'atelier "Le décret Son, la fin de la musique dans l'espace public ?"
- Du 12 au 16 juillet : Festival d'Avignon
Avec la participation de Célie Caraty, chargée des affaires publiques
- Les 12 et 13 septembre : Congrès annuel du SMA à Paloma, à Nîmes
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
#POLITIQUES CULTURELLES
#SPECTACLE VIVANT
#MUSIQUES ENREGISTRÉES
#ÉCOLOGIE
#ÉGALITÉ
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|